La Transjurassienne – 14 février 2010
C’est avec un peu de retard que je vous livre cet article sur la « Transju », mais mieux vaut tard que jamais…!!!
La Transjurassienne : course mythique de ski de fond de Lamoura à Mouthe.

Qu’est-ce qui permet d’aller jusqu’au bout des 76 km ?
Ou les 10 points de ma motivation !
Depuis le temps que je parlais de la faire cette fameuse « Transju », aujourd’hui dimanche 14 février 2010, je suis au départ à Lamoura. 350 km d’entraînement en skating, c’est bien peu pour affronter cette journée de 76 km, mais pourtant j’ai la ferme intention de franchir la ligne d’arrivée à Mouthe.
Je suis très émue de me retrouver dans l’ère de départ au milieu de tous ces concurrents qui vont s’élancer. Premier coup de canon et la 1ère ligne s’envole, j’en ai presque les larmes aux yeux, tandis que j’attends le 3ème coup de canon pour m’élancer à mon tour. Et me voilà partie pour 7 h 45 sur mes skis…!
Vidéo :
Et oui, qu’est-ce qui permet d’aller jusqu’au bout ?
- La joie de faire partie de ces milliers de concurrents, de partager cette aventure.
- Le plaisir de skier, bien évidemment, mais aussi de skier le mieux possible pour gérer son effort avec une économie de mouvement, en détendant les muscles tout au long du parcours, en choisissant les endroits les plus glissants, en alternant les mouvements.
- La présence des amis qui sont là au départ et à l’arrivée, sur le trajet et tous ceux qui me font confiance pour atteindre mon objectif.
- L’ambiance chaleureuse qui nous accompagne tout au long du parcours. Les spectateurs qui font retentir leurs cloches et clochettes, leur encouragements en interpellant les skieurs par leur prénom (après avoir regardé les noms sur la liste). Et jusqu’à la fin, certains auront la patience d’encourager encore les derniers. Et aussi, cette petite voix intérieure qui se fait l’écho du public pour se motiver soi-même et continuer malgré la fatigue ou la lassitude à certains moments.
- La visualisation faite avant la course en guise de préparation mentale, lors de laquelle je me voyais skier avec facilité et plaisir.
- Le découpage du parcours en étapes. Penser d’emblée à l’arrivée et à tous ces kilomètres à venir pourrait être démoralisant, alors que le fait de se fixer des étapes intermédiaires -chaque village- permet d’envisager la course avec un tout autre regard. Et à chaque étape je me réjouis du chemin parcouru.
- La beauté du paysage qui nous environne prend toute son ampleur sous les rayons de soleil. Ils seront de courte durée mais ils enchanteront les yeux si merveilleusement, devant les sapins chargés de neige fraîche. Je traverse ces lieux familiers où que je n’ai pas forcément l’habitude de skier et que je vois d’un œil différent, ces endroits où chaque mètre parcouru est connu par cœur et où je sais précisément à quoi m’attendre et enfin ces coins que je découvre pour la 1ère fois avec curiosité et plaisir.
- Le goût de l’effort, de se dépasser, d’aller toujours de l’avant.
- Le souvenir d’avoir déjà vécu des moments similaires en rando. Et je me rappelle tout particulièrement cette randonnée à VTT « Le Jura du Haut en Bas » où à peine à la moitié, je sentais déjà la fatigue et me demandais comment j’allais pouvoir poursuivre. Et une fois cette phase critique dépassée, tout a changé alors magiquement avec la certitude ancrée en moi de parvenir au but. Le phénomène se reproduit à Bois d’Amont, la fatigue me prend tout en sachant que je n’en suis pas encore à mi-parcours, et puis la même magie s’accomplit une fois arrivée à Bellefontaine : tout va mieux, j’ai passé le cap fatidique et je sais que j’irai jusqu’à Mouthe. Ceci prouve bien qu’il ne faut jamais se décourager, il y a les hauts, les bas, puis à nouveau un regain d’énergie se manifeste. Il suffit juste de laisser passer ce moment en se faisant confiance, nous avons en nous, des ressources insoupçonnées. Cela me rappelle aussi ces 3000 m de descente après l’ascension du Mont Rose où nous ne pouvions plus avancer et pourtant nous mettions encore un pas devant l’autre…
- Le fait de savourer à l’avance l’instant où l’on va franchir la ligne d’arrivée et pouvoir se dire « Je l’ai faite !!! » avec une merveilleuse sensation de bonheur.
Voici donc une très belle expérience qui m’accompagnera longtemps et que je pourrais réutiliser dans les moments de doute ou de difficultés comme métaphore de réussite. Une expérience que je vous offre pour l’utiliser vous aussi quand vous en aurez besoin.
Enfin je tiens à remercier tous ceux qui sur ma route m’entraînent à aller toujours plus loin, quel qu’en soit le domaine, tous mes compagnons de montagne avec qui je partage le goût de l’effort et du partage et plus particulièrement aujourd’hui, Pierre et Dom, pour leurs précieux conseils et leur présence à mes côtés au cours de cette 32ème Transjurassienne !

6 Comments
Thanks for making such a valuable blog, sincerely Kobos Mathers.
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Bienvenue à vous et à bientôt pour de nouveaux partages.
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Je suis heureuse d’avoir pu vous aider dans votre travail, bonne continuation à vous et bonne chance pour vos examens !
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